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Résultats du concours d’affiches !

Toutes l’équipe des bénévoles du mouvement des Veillées pour la Vie est ravi de vous communiquer les résultats du concours d’affiches 2018 !

Premier prix : une médaille de baptême Laudate de la Ste Famille pour l’affiche de la Garenne-Colombes

Deuxième prix : le livre d’Ingrid d’Ussel sur les 50 ans d’Humanea Vitae pour l’affiche de Ste Ayoul

Troisième prix : un livre dédicacé de Clotilde Merza “un pas en avant, deux pas en arrière” pour l’affiche de Lyon.

Prix spécial des Veillées pour la Vie internationales, un dvd sur la vie du venerable professeur Jérôme Lejeune pour l’affiche de la paroisse universitaire St Jean de Lome au Togo

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Belle fête de la Présentation de Jésus au Temple !

Commentaire de Dom Guéranger :

Extrait d’un commentaire de Dom Guéranger sur la fête de ce jour : Enfin les quarante jours de la Purification de Marie sont écoulés, et le moment est venu où elle doit monter au Temple du Seigneur pour y présenter Jésus. Avant de suivre le Fils et la Mère dans ce voyage mystérieux à Jérusalem, arrêtons-nous encore un instant à Bethléhem, et pénétrons avec amour et docilité les mystères qui vont s’accomplir

La Loi du Seigneur ordonnait aux femmes d’Israël, après leur enfantement, de demeurer quarante jours sans approcher du tabernacle ; après l’expiration de ce terme, elles devaient, pour être purifiées, offrir un sacrifice. Ce sacrifice consistait en un agneau, pour être consumé en holocauste ; on devait y joindre une tourterelle ou une colombe, destinées à être offertes selon le rite du sacrifice pour le péché. Que si la mère était trop pauvre pour fournir l’agneau, le Seigneur avait permis de le remplacer par une autre tourterelle, ou une autre colombe.

Un second commandement divin déclarait tous les premiers-nés propriété du Seigneur, et prescrivait la manière de les racheter. Le prix de ce rachat était de cinq sicles, qui, au poids du sanctuaire, représentaient chacun vingt oboles. Marie, fille d’Israël, avait enfanté ; Jésus était son premier-né. Le respect dû à un tel enfantement, à un tel premier-né, permettait-il l’accomplissement de la loi ?

Si Marie considérait les raisons qui avaient porté le Seigneur à obliger les mères à la purification, elle voyait clairement que cette loi n’avait point été faite pour elle. Quel rapport pouvait avoir avec les épouses des hommes, celle qui était le très pur sanctuaire de l’Esprit-Saint, Vierge dans la conception de son Fils, Vierge dans son ineffable enfantement ; toujours chaste, mais plus chaste encore après avoir porté dans son sein et mis au monde le Dieu de toute sainteté ? Si elle considérait la qualité sublime de son Fils, cette majesté du Créateur et du souverain Seigneur de toutes choses, qui avait daigné prendre naissance en elle, comment aurait-elle pu penser qu’un tel Fils était soumis à l’humiliation du rachat, comme un esclave qui ne s’appartient pas à lui-même ?

Cependant, l’Esprit qui résidait en Marie lui révèle qu’elle doit accomplir cette double loi. Malgré son auguste qualité de Mère de Dieu, il faut qu’elle se mêle à la foule des mères des hommes, qui se rendent de toutes parts au Temple, pour y recouvrer, par un sacrifice, la pureté qu’elles ont perdue. En outre, ce Fils de Dieu et Fils de l’Homme doit être considéré en toutes choses comme un serviteur ; il faut qu’il soit racheté en cette humble qualité comme le dernier des enfants d’Israël. Marie adore profondément cette volonté suprême, et s’y soumet de toute la plénitude de son cœur.

Les conseils du Très-Haut avaient arrêté que le Fils de Dieu ne serait déclaré à son peuple que par degrés. Après trente années de vie cachée à Nazareth, où, comme le dit l’Évangéliste, il était réputé le fils de Joseph, un grand Prophète devait l’annoncer mystérieusement aux Juifs accourus au Jourdain, pour y recevoir le baptême de la pénitence. Bientôt ses propres œuvres, ses éclatants miracles, rendraient témoignage de lui. Après les ignominies de sa Passion, il ressusciterait glorieux, confirmant ainsi la vérité de ses prophéties, l’efficacité de son Sacrifice, enfin sa divinité. Jusque-là presque tous les hommes ignoreraient que la terre possédait son Sauveur et son Dieu. Les bergers de Bethléhem n’avaient point reçu l’ordre, comme plus tard les pêcheurs de Génésareth, d’aller porter la Parole jusqu’aux extrémités du monde ; les Mages, qui avaient paru tout à coup au milieu de Jérusalem, étaient retournés dans l’Orient, sans revoir cette ville qui s’était émue un instant de leur arrivée. Ces prodiges, d’une si sublime portée aux yeux de l’Église, depuis l’accomplissement de la mission de son divin Roi, n’avaient trouvé d’écho et de mémoire fidèle que dans le cœur de quelques vrais Israélites qui attendaient le salut d’un Messie humble et pauvre ; la naissance même de Jésus à Bethléhem devait demeurer ignorée du plus grand nombre des Juifs ; car les Prophètes avaient prédit qu’il serait appelé Nazaréen.

Le même plan divin qui avait exigé que Marie fût l’épouse de Joseph, pour protéger, aux yeux du peuple, sa virginité féconde, demandait donc que cette très chaste Mère vînt comme les autres femmes d’Israël offrir le sacrifice de purification, pour la naissance du Fils qu’elle avait conçu par l’opération de l’Esprit-Saint, mais qui devait être présenté au temple comme le fils de Marie, épouse de Joseph. Ainsi, la souveraine Sagesse aime à montrer que ses pensées ne sont point nos pensées, à déconcerter nos faibles conceptions, en attendant le jour où elle déchire les voiles et se montre à découvert à nos yeux éblouis.

La volonté divine fut chère à Marie, en cette circonstance comme en toutes les autres. La Vierge ne pensa point agir contre l’honneur de son fils, ni contre le mérite glorieux de sa propre intégrité, en venant chercher une purification extérieure dont elle n’avait nul besoin. Elle fut, au Temple, la servante du Seigneur, comme elle l’avait été dans la maison de Nazareth, lors de la visite de l’Ange. Elle obéit à la loi, parce que les apparences la déclaraient sujette à la loi. Son Dieu et son Fils se soumettait au rachat comme le dernier des hommes ; il avait obéi à l’édit d’Auguste pour le dénombrement universel ; il devait « être obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » : la Mère et l’Enfant s’humilièrent ensemble ; et l’orgueil de l’homme reçut en ce jour une des plus grandes leçons qui lui aient jamais été données.

Quel admirable voyage que celui de Marie et de Joseph allant de Bethléhem à Jérusalem ! L’Enfant divin est dans les bras de sa mère ; elle le tient sur son cœur durant tout le cours de cette route fortunée. Le ciel, la terre, la nature tout entière, sont sanctifiés par la douce présence de leur miséricordieux créateur. Les hommes au milieu desquels passe cette mère chargée de son tendre fruit la considèrent, les uns avec indifférence, les autres avec intérêt ; mais nul d’entre eux ne pénètre encore le mystère qui doit les sauver tous.

Joseph est porteur de l’humble offrande que la mère doit présenter au prêtre. Leur pauvreté ne leur permet pas d’acheter un agneau ; et d’ailleurs n’est-il pas l’Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde, ce céleste Enfant que Marie tient dans ses bras ? La loi a désigné la tourterelle ou la colombe pour suppléer l’offrande qu’une mère indigente ne pourrait présenter : innocents oiseaux, dont le premier figure la chasteté et la fidélité, et dont le second est le symbole de la simplicité et de l’innocence. Joseph porte aussi les cinq sicles, prix du rachat du premier-né ; car il est vraiment le Premier-né, cet unique fils de Marie, qui a daigné faire de nous ses frères, et nous rendre participants de la nature divine, en adoptant la nôtre.

Enfin, cette sainte et sublime famille est entrée dans Jérusalem. Le nom de cette ville sacrée signifie vision de paix ; et le Sauveur vient par sa présence lui offrir la paix. Admirons une magnifique progression dans les noms des trois villes auxquelles se rattache la vie mortelle du Rédempteur. Il est conçu à Nazareth, qui signifie la fleur ; car il est, comme il le dit au Cantique, la fleur des champs et le lis des vallons ; et sa divine odeur nous réjouit. Il naît à Bethléhem, la maison du pain, afin d’être la nourriture de nos âmes. Il est offert en sacrifice sur la croix à Jérusalem, et par son sang, il rétablit la paix entre le ciel et la terre, la paix entre les hommes, la paix dans nos âmes. Dans cette journée, comme nous le verrons bientôt, il va donner les arrhes de cette paix.

Pendant que Marie portant son divin fardeau monte, Arche vivante, les degrés du Temple, soyons attentifs ; car une des plus fameuses prophéties s’accomplit, un des principaux caractères du Messie se déclare. Conçu d’une Vierge, né en Bethléhem, ainsi qu’il était prédit, Jésus, en franchissant le seuil du Temple, acquiert un nouveau titre à nos adorations. Cet édifice n’est plus le célèbre Temple de Salomon, qui devint la proie des flammes aux jours de la captivité de Juda. C’est le second Temple bâti au retour de Babylone, et dont la splendeur n’a point atteint la magnificence de l’ancien. Avant la fin du siècle, il doit être renversé pour la seconde fois ; et la parole du Seigneur sera engagée à ce qu’il n’y demeure pas pierre sur pierre. Or, le Prophète Aggée, pour consoler les Juifs revenus de l’exil, qui se lamentaient sur leur impuissance à élever au Seigneur une maison comparable à celle qu’avait édifiée Salomon, leur a dit ces paroles, et elles doivent servir à fixer l’époque de la venue du Messie : « Prends courage, Zorobabel, dit le Seigneur ; prends courage, Jésus, fils de Josedec, souverain Prêtre ; prends courage, peuple de cette contrée ; car voici ce que dit le Seigneur : Encore un peu de temps et j’ébranlerai le ciel et la terre, et j’ébranlerai toutes les nations ; et le Désiré de toutes les nations viendra ; et je remplirai de gloire cette maison. La gloire de cette seconde maison sera plus grande que ne le fut celle de la première ; et dans ce lieu je donnerai la paix, dit le Seigneur des armées. »

L’heure est arrivée de l’accomplissement de cet oracle. L’Emmanuel est sorti de son repos de Bethléhem, il s’est produit au grand jour, il est venu prendre possession de sa maison terrestre ; et par sa seule présence dans l’enceinte du second Temple, il en élève tout d’un coup la gloire au-dessus de la gloire dont avait paru environné celui de Salomon. Il doit le visiter plusieurs fois encore ; mais cette entrée qu’il y fait aujourd’hui, porté sur les bras de sa mère, suffit à accomplir la prophétie ; dès maintenant, les ombres et les figures que renfermait ce Temple commencent à s’évanouir aux rayons du Soleil de la vérité et de la justice. Le sang des victimes teindra encore, quelques années, les cornes de l’autel ; mais au milieu de toutes ces victimes égorgées, hosties impuissantes, s’avance déjà l’Enfant qui porte dans ses veines le sang de la Rédemption du monde. Parmi ce concours de sacrificateurs, au sein de cette foule d’enfants d’Israël qui se presse dans les diverses enceintes du Temple, plusieurs attendent le Libérateur, et savent que l’heure de sa manifestation approche ; mais aucun d’eux ne sait encore qu’en ce moment même le Messie attendu vient d’entrer dans la maison de Dieu.

Cependant un si grand événement ne devait pas s’accomplir sans que l’Eternel opérât une nouvelle merveille. Les bergers avaient été appelés par l’Ange, l’étoile avait attiré les Mages d’Orient en Bethléhem ; l’Esprit-Saint suscite lui-même à l’Enfant divin un témoignage nouveau et inattendu.

Un vieillard vivait à Jérusalem, et sa vie touchait au dernier terme ; mais cet homme de désirs, nommé Siméon, n’avait point laissé languir dans son cœur l’attente du Messie. Il sentait que les temps étaient accomplis ; et pour prix de son espérance, l’Esprit-Saint lui avait fait connaître que ses yeux ne se fermeraient pas avant qu’ils eussent vu la Lumière divine se lever sur le monde. Au moment où Marie et Joseph montaient les degrés du Temple, portant vers l’autel l’Enfant de la promesse, Siméon se sent poussé intérieurement par la force irrésistible de l’Esprit divin ; il sort de sa maison, il dirige vers la demeure sacrée ses pas chancelants, mais soutenus par l’ardeur de ses désirs. Sur le seuil de la maison de Dieu, parmi les mères qui s’y pressent chargées de leurs enfants, ses yeux inspirés ont bientôt reconnu la Vierge féconde prophétisée par Isaïe ; et son cœur vole vers l’Enfant qu’elle tient dans ses bras.

Marie, instruite par le même Esprit, laisse approcher le vieillard ; elle dépose dans ses bras tremblants le cher objet de son amour, l’espoir du salut de la terre. Heureux Siméon, figure de l’ancien monde vieilli dans l’attente et près de succomber ! A peine a-t-il reçu le doux fruit de la vie, que sa jeunesse se renouvelle comme celle de l’aigle ; en lui s’accomplit la transformation qui doit se réaliser dans la race humaine. Sa bouche s’ouvre, sa voix retentit, il rend témoignage comme les bergers dans la région de Bethléhem, comme les Mages au sein de l’Orient. « O Dieu ! dit-il, mes yeux ont donc vu le Sauveur que vous prépariez ! Elle luit enfin, cette Lumière qui doit éclairer les Gentils, et faire la gloire de votre peuple d’Israël. »

Tout à coup survient, attirée aussi par le mouvement du divin Esprit, la pieuse Anne, fille de Phanuel, illustre par sa piété et vénérable à tout le peuple par son grand âge. Les deux vieillards, représentants de la société antique, unissent leurs voix, et célèbrent l’avènement fortuné de l’Enfant qui vient renouveler la face de la terre, et la miséricorde de Jéhovah qui, selon la prophétie d’Aggée, dans ce lieu, au sein même du second Temple, donne enfin la paix au monde.

C’est dans cette paix tant désirée que va s’endormir Siméon. Vous laisserez donc partir dans la paix votre serviteur, selon votre parole, Seigneur ! dit le vieillard ; et bientôt son âme, dégagée des liens du corps, va porter aux élus qui reposent dans le sein d’Abraham la nouvelle de la paix qui apparaît sur la terre, et leur ouvrira bientôt les cieux. Anne survivra quelques jours encore à cette grande scène ; elle doit, comme nous l’apprend l’Évangéliste, annoncer l’accomplissement des promesses aux Juifs spirituels qui attendaient la Rédemption d’Israël. Une semence devait être confiée à la terre ; les bergers, les Mages, Siméon, Anne, l’ont jetée ; elle lèvera en son temps : et quand les années d’obscurité que le Messie doit passer dans Nazareth seront écoulées, quand il viendra pour la moisson, il dira à ses disciples : Voyez comme le froment blanchit à maturité sur les guérets : priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour la récolte.

Le fortuné vieillard rend donc aux bras de la très pure Mère le Fils qu’elle va offrir au Seigneur. Les oiseaux mystérieux sont présentés au prêtre qui les sacrifie sur l’autel, le prix du rachat est versé, l’obéissance parfaite est accomplie ; et après avoir rendu ses hommages au Seigneur dans cet asile sacré à l’ombre duquel s’écoulèrent ses premières années, Marie toujours Vierge, pressant sur son cœur le divin Emmanuel, et accompagnée de son fidèle époux, descend les degrés du Temple.

Tel est le mystère du quarantième jour, qui ferme la série des jours du Temps de Noël, par cette admirable fête de la Purification de la très sainte Vierge. De savants hommes, au nombre desquels on compte le docte Henschenius, dont Benoît XIV partage le sentiment, inclinent à donner une origine apostolique à cette solennité ; il est certain du moins qu’elle était déjà ancienne au cinquième siècle.

L’Église Grecque et l’Église de Milan mettent cette fête au nombre des solennités de Notre-Seigneur ; mais l’Église Romaine l’a toujours comptée entre les fêtes de la sainte Vierge. Sans doute, l’Enfant Jésus est offert aujourd’hui dans le Temple et racheté ; mais c’est à l’occasion de la Purification de Marie, dont cette offrande et ce rachat sont comme la conséquence. Les plus anciens Martyrologes et Calendriers de l’Occident donnent cette fête sous le titre qu’elle conserve aujourd’hui ; et la gloire du Fils, loin d’être obscurcie par les honneurs que l’Église rend à la Mère, en reçoit un nouvel accroissement, puisque lui seul est le principe de toutes les grandeurs que nous révérons en elle.

LES PREMIÈRES VÊPRES DE LA PURIFICATION.

La sainte Église chante dans cet Office, pour la dernière fois, les célèbres Antiennes de l’Octave de Noël, qui célèbrent le grand Mystère de l’Incarnation du Verbe et la fécondité de la Vierge.

Le Capitule est la prophétie de Malachie annonçant la venue du souverain Seigneur, de l’Ange de l’Alliance, qui vient visiter son Temple, oracle qui s’accomplit aujourd’hui.

LA BÉNÉDICTION DES CIERGES.

Après l’Office de Tierce, l’Église pratique, en ce jour, la bénédiction solennelle des Cierges, que l’on compte pour une des trois principales qui ont lieu dans le cours de l’année : les deux autres sont celle des Cendres et celle des Rameaux. L’intention de cette cérémonie se rapporte au jour même de la Purification de la sainte Vierge ; en sorte que si l’un des Dimanches de Septuagésime, de Sexagésime, ou de Quinquagésime, tombe le deux février, la fête est remise au lendemain ; mais la bénédiction des Cierges, et la Procession qui en est le complément, demeurent fixes au deux février.

Afin de réunir sous un même rite les trois grandes Bénédictions dont nous parlons, l’Église a ordonné, pour celle des Cierges, l’usage de la même couleur violette qu’elle emploie dans la bénédiction des Cendres et dans celle des Rameaux ; en sorte que cette solennelle fonction, qui sert à marquer d’une manière inviolable le jour auquel s’est accomplie la Purification de Marie, doit s’exécuter tous les ans, le deux février, sans qu’il soit dérogé à la couleur prescrite pour les trois Dimanches dont nous venons de parler.

L’origine de cette cérémonie est assez difficile à assigner d’une manière précise. Selon Baronius, Thomassin, Baillet, etc., elle aurait été instituée, vers la fin du V° siècle, par le Pape saint Gélase, pour donner un sens chrétien aux restes de l’antique fête des Lupercales, dont le peuple de Rome avait encore retenu quelques usages superstitieux. Il est du moins certain que saint Gélase abolit, à cette époque, les derniers vestiges de la fête des Lupercales qui, comme l’on sait, était célébrée au mois de février, dans les siècles du paganisme. Innocent III, dans un de ses Sermons sur la fête de la Purification, enseigne que l’attribution de la cérémonie des Cierges au deux février est due à la sagesse des Pontifes romains, lesquels auraient appliqué au culte de la sainte Vierge les restes d’un usage religieux des anciens Romains, qui allumaient des flambeaux en mémoire des torches à la lueur desquelles Cérès avait, selon la fable, parcouru les sommets de l’Etna, cherchant sa fille Proserpine enlevée par Pluton ; mais on ne trouve pas de fête en l’honneur de Cérès, au mois de février, sur le Calendrier des anciens Romains. Il nous semble donc plus exact d’adopter le sentiment de D. Hugues Ménard, Rocca, Henschenius et Benoît XIV, qui tiennent que la fête antique connue en février sous le nom d’Amburbalia, et dans laquelle les païens parcouraient la ville en portant des flambeaux, a donné occasion aux Souverains Pontifes de lui substituer un rite chrétien qu’ils ont uni à la célébration de la fête dans laquelle le Christ, Lumière du monde, est présenté au Temple par la Vierge-mère.

Le mystère de cette cérémonie a été fréquemment expliqué par les liturgistes depuis le VIIe siècle. Selon saint Ives de Chartres, dans son deuxième Sermon sur la fête d’aujourd’hui, la cire des cierges, formée du suc des fleurs par les abeilles, que l’antiquité a toujours considérées comme un type de la virginité, signifie la chair virginale du divin Enfant, lequel n’a point altéré, dans sa conception ni dans sa naissance, l’intégrité de Marie. Dans la flamme du cierge, le saint Évêque nous apprend à voir le symbole du Christ qui est venu illuminer nos ténèbres. Saint Anselme, dans ses Enarrations sur saint Luc, développant le même mystère, nous dit qu’il y a trois choses à considérer dans le Cierge : la cire, la mèche et la flamme. La cire, dit-il, ouvrage de l’abeille virginale, est la chair du Christ ; la mèche, qui est intérieure, est l’âme ; la flamme, qui brille en la partie supérieure, est la divinité.

Autrefois, les fidèles s’empressaient d’apporter eux-mêmes des cierges à l’Église, le jour de la Purification, afin qu’ils fussent bénis avec ceux que les prêtres et les ministres portent à la Procession ; cet usage est encore observé en beaucoup de lieux. Il est à désirer que les Pasteurs des âmes recommandent fortement cette coutume, et qu’ils la rétablissent ou la soutiennent partout où il est besoin. Tant d’efforts que l’on a faits pour ruiner, ou du moins pour appauvrir le culte extérieur, ont amené insensiblement le plus triste affaiblissement du sentiment religieux, dont l’Église possède seule la source dans la Liturgie. Il est nécessaire aussi que les fidèles sachent que les cierges bénis au jour de la Chandeleur, car tel est le nom populaire de la fête de la Purification, emprunté à la cérémonie même dont nous parlons ; que ces cierges, disons-nous, sont bénis, non seulement pour servir à la Procession, mais encore pour l’usage des chrétiens qui, en les gardant avec respect dans leurs maisons, en les portant avec eux, tant sur la terre que sur les eaux, comme dit l’Église, attirent des bénédictions particulières du ciel. On doit allumer aussi ces cierges de la Chandeleur auprès du lit des mourants, comme un souvenir de l’immortalité que le Christ nous a méritée, et comme un signe de la protection de Marie.

Tout étant préparé, le prêtre procède à la cérémonie de la Bénédiction des Cierges.

Après les Oraisons, le Célébrant asperge d’eau bénite et encense les Cierges ; on procède ensuite à leur distribution. A ce moment, l’Église, émue à la vue des symboles glorieux qui lui rappellent les caractères de l’Emmanuel, s’unit aux transports du vieillard Siméon, qui, tenant en ses bras l’Enfant de la Vierge, le proclama la Lumière des nations. Elle emprunte son beau Cantique, répétant après chaque Verset une Antienne formée des dernières paroles dont il se compose.

LA PROCESSION DES CIERGES.

Remplie d’allégresse, illuminée de ces feux mystérieux, entraînée, comme Siméon, par le mouvement de l’Esprit-Saint, la sainte Église se met en marche pour aller à la rencontre de l’Emmanuel. C’est cette rencontre sublime que l’Église Grecque, dans sa Liturgie, désigne sous le nom d’Hypapante, et dont elle a fait l’appellation de la fête d’aujourd’hui. L’Église veut imiter la merveilleuse procession qui eut lieu en ce moment même dans le Temple de Jérusalem, et que saint Bernard célèbre ainsi, dans son premier Sermon pour la Fête de la Purification de Notre-Dame : « Aujourd’hui la Vierge-mère introduit le Seigneur du Temple dans le Temple du Seigneur ; Joseph présente au Seigneur, non un fils qui soit le sien, mais le Fils bien-aimé du Seigneur, dans lequel il a mis ses complaisances. Le juste reconnaît Celui qu’il attendait ; la veuve-Anne l’exalte dans ses louanges. Ces quatre personnes ont célébré pour la première fois la Procession d’aujourd’hui, qui, dans la suite, devait être solennisée dans l’allégresse de la terre entière, en tous lieux, et par toutes les nations. Ne nous a étonnons pas que cette Procession ait été si petite ; car Celui qu’on y recevait s’était fait petit. Aucun pécheur n’y parut : tous étaient justes, saints et parfaits. »

Marchons néanmoins sur leurs traces. Allons au-devant de l’Époux, comme les Vierges sages, portant dans nos mains des lampes allumées au feu de la charité. Souvenons-nous du conseil que nous donne le Sauveur lui-même : « Que vos reins soient ceints comme ceux des voyageurs ; tenez dans vos mains des flambeaux allumés et soyez semblables à ceux qui attendent leur Seigneur. » (Luc. XII, 35). Conduits par la foi, éclairés par l’amour, nous le rencontrerons, nous le reconnaîtrons, et il se donnera à nous.

La sainte Église ouvre les chants de cette Procession par l’Antienne suivante, qui se trouve mot à mot dans la Liturgie Grecque, en cette même Fête : « Décore ta chambre nuptiale, ô Sion ! et reçois le Christ Roi : accueille avec amour Marie, qui est la porte du ciel ; car elle tient dans ses bras le Roi de gloire, Celui qui est la Lumière nouvelle. La Vierge s’arrête, présentant son Fils engendré avant l’aurore ; Siméon le reçoit dans ses bras, et annonce aux peuples qu’il est le maître de la vie et de la mort, et le Sauveur du monde. »

On ajoute l’Antienne suivante, tirée de l’Évangile, et dans laquelle est racontée la mystérieuse rencontre du vieillard Siméon : « Siméon avait appris de l’Esprit-Saint qu’il ne mourrait pas sans voir le Christ du Seigneur ; et au moment où l’Enfant était introduit dans le Temple, il le prit dans ses bras, et bénissant Dieu, il dit : C’est maintenant, Seigneur, que vous laisserez aller en paix votre serviteur. »

La Procession étant terminée, le Célébrant et les ministres déposent les ornements violets, et en revêtent de blancs pour la Messe solennelle de la Purification de Notre-Dame. Si cependant on était à l’un des trois Dimanches de Septuagésime, de Sexagésime ou de Quinquagésime, la Messe de la fête serait, comme nous l’avons dit, remise au lendemain.

A LA MESSE.

Dans l’Introït, l’Église chante la gloire du Temple visité aujourd’hui par l’Emmanuel. Aujourd’hui, le Seigneur est grand dans la Cité de David, sur la montagne de Sion. Siméon, figure du genre humain, reçoit dans ses bras Celui qui est la miséricorde que Dieu nous envoie.

Dans la Collecte, l’Église demande pour ses enfants la grâce d’être présentés eux-mêmes au Seigneur, comme l’a été l’Emmanuel ; mais, afin qu’ils soient reçus favorablement par sa Majesté toute sainte, elle implore pour eux la pureté du cœur.

ÉPÎTRE.

Tous les Mystères de l’Homme-Dieu ont pour objet la purification de nos cœurs. Il envoie son Ange, son Précurseur, devant sa face, pour préparer la voie ; et Jean nous criait du fond du désert : Abaissez les collines, comblez les vallées. Il vient enfin lui-même, l’Ange, l’Envoyé par excellence, sceller l’alliance avec nous ; il vient à son Temple ; et ce temple est notre cœur. Mais il est semblable à un feu ardent qui fond et épure les métaux. Il veut nous renouveler, en nous rendant purs, afin que nous devenions dignes de lui être offerts, et d’être offerts avec lui, dans un Sacrifice parfait. Nous ne devons donc pas nous contenter d’admirer de si hautes merveilles, mais comprendre qu’elles ne nous sont montrées que pour opérer en nous la destruction de l’homme ancien, et la création de l’homme nouveau. Nous avons dû naître avec Jésus-Christ ; cette nouvelle naissance est déjà à son quarantième jour. Aujourd’hui il nous faut être présentés avec lui par Marie, qui est aussi notre Mère, à la Majesté divine. L’instant du Sacrifice approche ; préparons une dernière fois nos âmes.

Dans le Graduel, l’Église célèbre de nouveau la Miséricorde qui a apparu dans le Temple de Jérusalem, et qui va bientôt se manifester avec plus de plénitude encore dans l’offrande du grand Sacrifice.

Si l’on est déjà dans le temps de la Septuagésime, l’Église chante, en place de l’Alléluia, le Trait composé tout entier des paroles du vieillard Siméon.

ÉVANGILE.

L’esprit divin nous a conduits au Temple comme Siméon ; et nous y contemplons en ce moment la Vierge-mère, présentant à l’autel le Fils de Dieu et le sien. Nous admirons cette fidélité à la Loi dans le Fils et dans la Mère, et nous sentons au fond de nos coeurs le désir d’être présentés à notre tour au grand Dieu qui acceptera notre hommage, comme il a reçu celui de son Fils. Hâtons-nous donc de mettre nos sentiments en rapport avec ceux du Cœur de Jésus, avec ceux qui s’élèvent du Cœur de Marie. Le salut du monde a fait un pas dans cette grande journée ; que l’œuvre de notre sanctification avance donc aussi. Désormais, le mystère du Dieu Enfant ne nous sera plus offert par l’Église comme l’objet spécial de notre religion ; la douce quarantaine de Noël touche à son terme ; il nous faut suivre maintenant l’Emmanuel dans ses luttes contre nos ennemis. Attachons-nous à ses pas ; courons à sa suite comme Siméon, et marchons sans relâche sur les traces de Celui qui est notre Lumière ; aimons cette Lumière, et obtenons par notre fidélité empressée qu’elle luise toujours sur nous.

Pendant l’Offrande, la sainte Église célèbre la grâce que le Seigneur a mise sur les lèvres de Marie, et les faveurs répandues sur celle que l’Ange a appelée Bénie entre toutes les femmes.

En distribuant le Pain de vie, le fruit de Bethléhem qui a été présenté sur l’autel, et a racheté toutes nos iniquités, la sainte Église rappelle encore aux fidèles les sentiments du pieux vieillard. Mais, dans le Mystère d’amour, nous ne recevons pas seulement entre nos bras, comme Siméon, Celui qui est la consolation d’Israël ; c’est notre cœur même qu’il visite, et dans lequel il vient prendre son habitation.

Demandons avec l’Église, dans la Postcommunion, que le remède céleste de notre régénération ne produise pas seulement un secours passager dans nos âmes, mais que, par notre fidélité, ses fruits s’étendent jusqu’à la vie éternelle.

AUX SECONDES VÊPRES.

Les secondes Vêpres de la solennité se composent des Psaumes employés dans l’Office de la Sainte Vierge ; et on les chante sur des Antiennes tirées de l’Évangile. Nous avons déjà exposé ailleurs l’intention de l’Église, en appliquant à Marie les cinq Psaumes qui reparaissent dans toutes ses fêtes. L’Hymne est la même qu’aux premières Vêpres, l’Ave maris Stella, toujours chère à la piété des peuples, et douce au cœur de notre grande Reine. Nous chanterons le Magnificat, en union avec les sentiments dont elle était remplie, quand elle le chanta elle-même, par l’inspiration de l’Esprit-Saint.

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Belle fête de l’Epiphanie !

Du grec épiphanéia : « apparition » ; de épiphainéin : « paraître ou briller sur ». La Solennité de l’ Épiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme Messie.

La fête est venue d’Orient où elle a été fixée au 6 janvier : fête des lumières, fête de l’eau, elle est beaucoup plus la célébration de l’inauguration du ministère public du Christ, lors de son baptême au Jourdain, qu’une festivité des événements de l’enfance de Jésus.

Dans la liturgie latine, là où ce jour n’est pas férié, la célébration de cette fête est fixée au dimanche le plus prochedu 6 janvier , afin que le plus grand nombre des fidèles puissent la commémorer. ( *En 2018, le 7 janvier en France).
En Occident, elle est surtout la fête des Mages ou des « Rois ». Les manifestations inaugurales de la vie publique ne sont pas oubliées, puisque l’office de la fête parle des trois mystères de ce jour comme n’en faisant qu’un : l’adoration des Mages, le baptême de Jésus et les noces de Cana (cf. Antienne de Magnificat aux secondes Vêpres) ; il faut dire cependant que les Mages retiennent presque toute l’attention.

Pour laisser à l’ Épiphanie toute sa dimension de « Pentecôte » du cycle de la Nativité, l’Église latine a récemment instauré la Fête du Baptême du Seigneur, célébrée le dimanche qui suit l’ Épiphanie.

Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon cœur.

Je Te connaîtrai comme Tu me connais.
Je Te verrai, Lumière de mes yeux.
Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon cœur.

Je Te trouverai enfin, ô mon Dieu,
je Te retiendrai, Toi que je désire.
Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon cœur.

Illumine mes yeux, ô Lumière divine,
que je ne voie plus les vanités…
Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon cœur. 

Donne-moi un cœur qui pense à Toi,
une intelligence qui Te comprenne…
Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon cœur. 

Approche-toi de Lui, et sois illuminé !

Fais-moi venir à Toi, ô Christ,
Toi sans qui personne ne va au Père.
Approche-toi de Lui, et sois illuminé !

Je veux être toujours auprès de Toi,
que ta Lumière chasse mes ténèbres !
Approche-toi de Lui, et sois illuminé !

Tu T’es montré à tes disciples ;
viens convaincre l’incrédule que je suis.
Approche-toi de Lui, et sois illuminé !

Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon cœur“, deux prières de Saint-Augustin (354-430) pour l’Épiphanie.

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Joyeux et Saint Noël !!

Venez Divin Messie, sauvez nos jours infortunés, vous êtes notre Vie, Venez, Venez et Venez !

Accourez, fidèles, joyeux, triomphants :
Venez, venez à Bethléem.
Voyez le roi des Anges qui vient de naître.
Venez, adorons,
Venez adorons le Seigneur.
Dociles à la voix céleste,
les bergers quittent leur troupeau
et s’empressent de visiter son humble berceau
Et nous aussi, hâtons-nous d’y porter nos pas.
Venez, etc.
Nous verrons celui qui est la splendeur éternelle du Père,
caché sous le voile d’une chair mortelle;
Nous verrons un Dieu enfant enveloppé de langes
Venez, etc.
Embrassons pieusement ce Dieu devenu pauvre pour nous
et couché sur la paille;
Quand il nous aime ainsi,
Comment ne pas l’aimer à notre tour ?
Venez, etc.

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Neuvaine 8 – LA FAMILLE, SANCTUAIRE DE VIE

 « De tout ton cœur, glorifie ton père

Et n’oublie pas les douleurs de ta mère.

Souviens-toi qu’ils t’ont donné le jour.

Comment leur rendrais-tu ce qu’ils ont fait pour toi ? » (Sir 7, 2-28)

 

Doctrine de l’Eglise

 « La famille […] est véritablement ” le sanctuaire de la vie ” […]. Par la parole et par l’exemple, dans les rapports et les choix quotidiens, et par leurs gestes et leurs signes concrets, les parents initient leurs enfants à la liberté authentique qui s’exerce dans le don total de soi et ils cultivent en eux le respect d’autrui, le sens de la justice, l’accueil bienveillant, le dialogue, le service généreux, la solidarité et toutes les autres valeurs qui aident à vivre la vie comme un don. » (Evangelium Vitae n°92)

 « La famille est une grande salle de sport, d’entraînement au don et au pardon réciproques sans lesquels aucun amour ne peut durer longtemps. […] On ne peut pas vivre sans se pardonner, ou en tout cas, on ne peut pas bien vivre surtout en famille. […] Et il existe un secret simple pour guérir les blessures et pour dénoncer les accusations. C’est ceci : ne pas laisser la journée se terminer sans se demander pardon, sans faire la paix entre mari et femme, entre parents et enfants, entre frères et sœurs… entre belle-fille et belle-mère! » (Catéchèse du Pape François du 4 novembre 2015)

Méditation – La famille, un lieu privilégié de la présence de Dieu

                Le rôle que les parents ont à jouer est particulièrement grand car ce sont eux qui, les premiers, donnent l’exemple à leurs enfants de ce que doit être une vie vécue comme un don. Aussi n’oublions pas ce qu’ils ont fait pour nous, au-delà de leurs imperfections et de leurs maladresses, et rendons grâce à Dieu pour eux !

                Qualifier la famille de  « sanctuaire de vie », c’est reconnaître qu’elle est avant tout un des lieux privilégiés de la présence de Dieu. C’est en effet sous une forme particulière que le mystère de la Trinité y est révélé car la famille est, elle aussi, une communion d’amour entre différentes personnes absolument uniques. Cherchant à imiter le don total de soi qui se vit entre les trois personnes divines de la Trinité, l’homme se conforme ainsi pleinement à sa vocation à l’amour que Dieu a inscrite en lui lorsqu’Il l’a fait à son image.

                Mais bien souvent, nos familles ne sont pas le reflet fidèle de cette pureté de l’amour de Dieu. Et ce qui est censé être un sanctuaire de vie est parfois un lieu où l’on ne sait justement pas  « bien vivre » comme le dit le pape François. Si nous voulons renouveler la culture de vie, commençons donc par témoigner de la qualité d’une vie authentiquement vécue en Dieu et cela passe d’abord par le pardon. La famille est sans doute le lieu où il est le plus difficile à donner. Pourtant, qu’il est urgent que les familles chrétiennes soient un exemple à cet égard!

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Prions!

                Seigneur Jésus, Toi qui le premier nous a pardonné, apprends-nous à vivre dans une authentique communion d’amour au sein de nos familles. Viens dans tout ce qui est noué et douloureux dans nos histoires et que ton Esprit Saint nous précède dans nos démarches de réconciliation. Fais de nos familles de véritables sanctuaires de vie, qu’elles soient des signes vivants de ta présence au milieu des hommes.  

Focus sur le fœtus :

8ème mois : Le fœtus a largement moins de place pour bouger. Il est recroquevillé : jambes repliées, bras croisés et menton sur les genoux. Son corps a les proportions du nouveau-né (tête, corps, membres).

Il gigote beaucoup moins et si ce n’est pas déjà fait, le fœtus basculera tête en bas, en vue de l’accouchement. S’il naissait aujourd’hui, le bébé aurait une prématurité moyenne (c’est la plus fréquente) et ses chances de survie seraient très bonnes.

À ce stade, la majorité des organes et des systèmes sont maintenant pleinement fonctionnels, sauf certains qui profitent des dernières semaines pour achever leur maturation comme les poumons. En effet, leur développement est le plus long de tous les organes.

Il s’exerce à respirer mais en ce moment, il respire du liquide amniotique. Il en avale en même temps et ça lui donne le hoquet. Les os continuent de croître et de s’épaissir, le fœtus continue à développer ses réserves de gras en vue de sa naissance.

Durant la grossesse, le bébé a intégré les anticorps de la Maman pour se forger une première immunité. Le système immunitaire continuera à se développer après la naissance.

Le cerveau a terminé son développement fœtal mais il garde une plasticité qui lui permet de faire de nouveaux apprentissages à tout âge. La peau du fœtus a pris une teinte rosée (au lieu de rouge).

Avec ses 42 cm et ses 2,1 kilos, il est de plus en plus à l’étroit.

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« Qu´as-tu fait pour le plus petit de mes frères ? »

Mgr Athanasius Schneider, éveque auxiliaire de l´archidiocèse de la bienheureuse vierge Marie a Astana (Kasakhstan) a écrit aux bénévoles allemands pour les soutenir dans leur démarche de prière pour la Vie… Une lettre forte nous rappelant la pensée du Pape François à ce sujet…

“Chers fidèles et participants des Veillées Pour La Vie 2018 !

Votre veillée et prière est une voix indispensable pour les droits des plus faibles et des plus persécutés de nos frères, c´est à dire les enfants à naître.

Nous devons courageusement et infatigablement lever notre voix devant l´injustice des cliniques d´avortement, qui maintenant depuis plusieurs dizaines d´années, devant les yeux de toute la planète pratique probablement le plus grand génocide de l´histoire de l´humanité.

Un jour le Christ demandera à chacun d´entre nous « Qu´as-tu fait pour le plus petit de mes frères ? »

Votre veillée pour la vie est un acte de charité d´une telle efficacité envers les plus petits des frères du Christ.

Puisse votre « veiller et prier » influer pour que les assassins des enfants à naître se repentent, pour que cette injustice devant Dieu soit expiée et réparée et qu´une société de mort laisse place à une société de vie.

Puisse la bienheureuse vierge Marie, la mère du Dieu qui s´est fait chair et la mère spirituelle de tous les humains vous bénir et vous protéger.

Athanasius Schneider,

Eveque auxiliaire de l´archidiocèse de la bienheureuse vierge Marie a Astana (Kasakhstan)

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Suis-je le gardien de mon frère ?

Témoignage de Florent GNININVI, notre résponsable du mouvement au Togo. Il nous écrit de Lomé, le 16 Novembre 2018.

De nos jours, la vie de l’être humain est menacée par toutes sortes de fléaux qui la minent. Parmi ces fléaux l’un des plus graves se nomme l’égoïsme ou la “culture du moi “. Cet égoïsme une fois consommé engendre un mal plus grand que lui à savoir le relativisme qui est à l’origine de la banalisation de toutes les valeurs éthiques et morales. On en est même arrivé à banaliser la vie et ce sont les plus faibles, les plus petits et les plus fragiles qui payent les frais de leur propre vie.
D’où vient ce relativisme qui est aussi un homicide malin ? Sa source est lointaine. Il a pris racines dans les temps les plus sombres de l’histoire de l’homme : le péché originel ; c’est-à-dire, ce moment où l’Homme a dit non au Dieu source de vie. Nous le voyons bien dans la Bible, la toute première atteinte à la Vie fut l’homicide de Caïn sur
Abel son frère (Genèse 4 : 9-10). Cet homicide aujourd’hui porte de diverses noms à savoir l’Euthanasie, les IVG (Interruption Volontaire de Grossesse), les trafics d’enfants, la sorcellerie, la jalousie etc. Le sang d’Abel continue a coulé, a crié du sol (Genèse 4 : 10). Oserions-nous l’entendre? Ou continuerons-nous à nier le droit de
nos frères et de nos sœurs à la Vie ? Oserions-nous accueillir d’abord la Vie comme un Don de Dieu et la respecter à sa conception jusqu’à sa fin ? Où préférons-nous être de sadique intendant gouverné par des intérêts égoïstes ?

Jésus-Christ nous a montré parle don de sa propre vie sur la croix par amour pour des gens qui ne le méritaient pas que la vie est sacrée. Il nous montre ainsi la voie de la perfection par excellence. Cette voie c’est celle du don de soi par amour pour son prochain. Suis-je le gardien de la Vie de mon frère ou de ma sœur parce que je la veux par intérêt ? Non, j’en ai le devoir et il en a le droit car sa vie est voulu par Dieu lui-même.

Mère Teresa de Calcutta à la suite du Christ est pour nous un exemple vivant de cette belle responsabilité, de cette délicatesse vis-à-vis du caractère sacré de la Vie y compris la vie de ceux et celles qui à priori et aux yeux de notre société de consommation n’a aucune valeur.

Eu égard à ces analyses, je me suis engagé sur ma Paroisse afin de demander à Dieu sa grâce pour la conversion des cœurs et pour la renaissance d’une culture de primauté de la Vie dans notre société. Ainsi dans cette perspective, m’est venu l’idée d’organiser une Veillée pour la Vie sur ma Paroisse au début du temps de l’Avent pour qu’en nous préparant à accueillir le Maître de la vie : notre Seigneur Jésus-Christ à Noël, nous nous engagions véritablement à respecter la vie et à l’aimer.

Sainte Veillée pour la Vie à tous. !!!
Florent GNININVI.

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Neuvaine 7 – LA CULTURE DE MORT

 « Dieu n’a pas fait la mort,

Il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants.

C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde ;

Ils en font l’expérience ceux qui prennent parti pour lui. » (Sg 1, 13 ; 2, 24)

 

Doctrine de l’Eglise

 « Seul Satan peut s’en réjouir [de la mort] ; par son envie, la mort est entrée dans le monde. Lui qui est homicide dès le commencement est aussi menteur et père du mensonge : trompant l’homme, il le conduit jusqu’au péché et à la mort, présentés comme des fins et fruits de vie. » (Evangelium Vitae n°53)

 « En réalité, si de nombreux et graves aspects de la problématique sociale actuelle peuvent de quelque manière expliquer le climat d’incertitude morale diffuse et parfois atténuer chez les individus la responsabilité personnelle, il n’en demeure pas moins vrai que nous sommes face à une réalité plus vaste, que l’on peut considérer comme une véritable structure de péché, caractérisée par la prépondérance d’une culture contraire à la solidarité, qui se présente dans de nombreux cas comme une réelle  ” culture de mort “. » (Evangelium Vitae n°12

 « Mais aujourd’hui, dans la conscience de nombreuses personnes, la perception de sa gravité [celle de l’avortement] s’est progressivement obscurcie. L’acceptation de l’avortement dans les mentalités, dans les mœurs et dans la loi elle-même est un signe éloquent d’une crise très dangereuse du sens moral, qui devient toujours plus incapable de distinguer entre le bien et le mal, même lorsque le droit fondamental à la vie est en jeu. Dans une situation aussi grave, le courage de regarder la vérité en face et d’appeler les choses par leur nom est plus que jamais nécessaire, sans céder à des compromis par des facilités ou à la tentation de s’abuser soi-même. » (Evangelium Vitae n°58)

 

Méditation – La conscience obscurcie par les structures de péché

Dans le récit de la Genèse, le Créateur recommande à Adam et Eve de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance, et ce, pour la simple raison qu’ils en mourraient. Mais Dieu a beau les avertir, c’est le discours du Serpent qui l’emporte. Et c’est là toute sa ruse : faire passer pour un fruit de vie ce qui, en réalité, apporte la mort.  « Pas du tout, vous ne mourrez pas, vous serez comme des dieux! » leur dit-il. Et c’est ainsi que la mort est  entrée dans le monde.

Cette perversité tactique du langage est toujours à l’œuvre aujourd’hui, surtout dans nos sociétés modernes baignées dans la culture de mort. C’est notamment par les structures de péché que la confusion morale est entretenue. Ces structures finissent par atteindre la conscience collective en appelant par exemple  « droits » des maux moraux, en utilisant des sigles aseptisés pour désigner des réalités tragiques ou encore en facilitant l’accès à des procédures de mort. Il ressort de tout cela que les balises morales sont souvent brouillées et que parfois, nos consciences ont perdu le sens de la valeur exacte de nos actes. C’est pourquoi redonner une place à la culture de vie commence par le fait d’  « appeler les choses par leur nom » comme le dit l’encyclique.

 

Prions !

Seigneur Jésus, Toi la Vérité, fais-nous entrer dans le dynamisme d’une authentique liberté intérieure à la recherche de ce qui est bon et vrai. Soutiens-nous dans l’épreuve de la conversion de nos mentalités. Signale-nous nos erreurs et donne-nous la force d’accueillir la Vérité avec générosité. 

Focus sur le fœtus :

7ème mois : Le fœtus est plus potelé, sa peau se déplie et devient plus lisse. Elle est aussi plus rouge en raison des nombreux petits vaisseaux sanguins qui la parcourent.

Comme il fait beaucoup d’efforts, ses besoins nutritionnels sont très importants. Il a besoin d’une bonne quantité de protéines, de vitamines et de minéraux (surtout du calcium et du fer) qu’il puisera à même l’alimentation de la Maman. À travers elle, il enregistre un éventail de saveurs ! Aussi, il continue à boire beaucoup de liquide amniotique et au début du 3ème trimestre, son appareil digestif est fonctionnel.

À cette étape, ses os sont complètement développés, mais ils sont encore mous. À l’intérieur de l’utérus, l’espace dont dispose le fœtus est limité donc ses mouvements deviennent plus restreints, mais pas moins nombreux.

Les structures du cerveau se renforcent. La gaine qui entoure les fibres nerveuses (myéline) continue de se développer et cela se poursuivra intensément pendant les premières années de vie extérieure. Vous le noterez entre autres par le développement d’habiletés telles que la marche, le langage et l’apprentissage à la propreté. De plus, le système nerveux central est maintenant en mesure de contrôler la température de son corps, grâce aux réserves de graisses corporelles qui ont bien grandi. D’ailleurs, l’apparence du fœtus a changé : il est plus rond!

Son cœur bat toujours rapidement au rythme de 130 à 140 battements par minute. Il mesure 37 cm et il pèse 1,5 kilo. Le diamètre de sa tête est de 8,2 cm.

Découvrez les Guetteurs, groupe de reggae engagé pour le renouveau de la culture de Vie :

Les temps vont changer, le peuple va se lever,
La mort ne va plus être glorifiée.
Nous avons forcément loupé quelque personnalité,
Quelque sainteté à force d’exterminer,
Ces enfants, ces innocents.
Arrêtez ! Arrêtez ! S’il vous plait de les tuer.
Tu m’as planté une épée, tu m’as fait pleurer,
Tu m’as blessé ! (Bis)

Nous sommes des guerriers pacifiques !
Pour la légalisation de la vie !
Nous sommes des guerriers pacifiques !
Pour la légalisation de l’amour !

Le monde s’est handicapé par cette société,
Qui n’arrête pas d’engendrer et de tuer.
Je veux démontrer que la vie est une beauté,
Que la paix est une réalité,
Non pas un symbole, non pas une parabole,
Une réalité il faudrait l’appliquer !
Le monde s’est handicapé a force de tuer,
Il s’est privé de nombreux bienfaits.
Des discours d’honneur et de fraternité,

Pourtant dans nos hôpitaux il y a la mortalité.
De ces enfants qui n’ont rien demandé,
A part vivre sous le ciel étoilé.
Vous qui vous plaignez des assassins,
Toi qui en est là, tu en es un !
Tu m’as planté une épée, tu m’as fait pleurer,
Tu m’as blessé ! (Bis)

Nous sommes des guerriers pacifiques !
Pour la légalisation de la vie !
Nous sommes des guerriers pacifiques !
Pour la légalisation de l’amour !

Femme enceinte devant toi,
Cela ne signifie rien pour toi ?
Femme enceinte devant toi,
Cela ne signifie rien mais pourquoi ?
Elle porte la Vie elle porte l’Esprit ! (Bis)

Nous sommes des guerriers pacifiques !
Pour la légalisation de la vie !
Nous sommes des guerriers pacifiques !
Pour la légalisation de l’amour !

Paroles & Musique : François-Joseph Ambroselli.
Arrangements : Les Guetteurs
(c) 2014 Rejoyce Musique.

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Neuvaine 6 – L’avortement

 

 « C’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée,

parce qu’ils ne sont plus. » (Mt 2, 18)

 

Doctrine de l’Eglise

 « La décision délibérée de priver un être humain innocent de sa vie est toujours mauvaise du point de vue moral et ne peut jamais être licite, ni comme fin, ni comme moyen en vue d’une fin bonne. » (Evangelium Vitae n°57)

 « Je voudrais adresser une pensée spéciale à vous, femmes qui avez eu recours à l’avortement. L’Eglise sait combien de conditionnements ont pu peser sur votre décision, et elle ne doute pas que, dans bien des cas, cette décision a été douloureuse, et même dramatique. Il est probable que la blessure de votre âme ne soit pas encore refermée. En réalité, ce qui s’est produit a été et demeure profondément injuste. Mais ne vous laissez pas aller au découragement et ne renoncez pas à l’espérance. Sachez plutôt comprendre ce qui s’est passé et interprétez-le en vérité. Si vous ne l’avez encore fait, ouvrez-vous avec humilité et confiance au repentir : le Père de toute miséricorde vous attend pour vous offrir son pardon et sa paix dans le sacrement de la réconciliation. Vous vous rendrez compte que rien n’est perdu et vous pourrez aussi demander pardon à votre enfant qui vit désormais dans le Seigneur. » (Evangelium Vitae n°99)

Méditation – L’avortement, un acte intrinsèquement mauvais

L’avortement est un sujet bien délicat tant il réveille parfois de vives blessures pour ceux qui ont traversé cette épreuve. L’enseignement de l’Eglise peut paraître dur quand il dit que l’acte est intrinsèquement mauvais et qu’aucune bonne intention ou circonstances particulières ne peuvent le rendre bon.

Mais si l’acte reste toujours mauvais en lui-même, cela ne dit rien de la responsabilité personnelle de chacun. Celle-ci doit s’évaluer à la lumière du degré de conscience et de liberté de la personne, ce qui appartient au secret des cœurs. Un discernement authentique nécessite de s’en ouvrir à un tiers, plus particulièrement à un prêtre, pour démêler la complexité de cette responsabilité délicate.

Et quand bien même la personne serait responsable de cet acte, il n’en demeure pas moins que le message du Christ est plein d’espérance pour elle, comme il l’est pour tout homme qui fait le mal, pour nous tous. Car jamais Il ne réduit la personne à ses actes et croit en sa capacité de ressurgir. Il nous invite à plonger dans l’espérance, rendue possible par la miséricorde qu’Il nous offre dans le sacrement de réconciliation.

 Prions !

                Seigneur Jésus, Toi source de toute miséricorde, apprends-nous à discerner la juste valeur de nos actions. Que nous ne tombions ni dans une culpabilisation morbide, ni dans une indifférence au mal que nous faisons. Que ton Esprit généreux nous soutienne de sa force lorsque nous manquons de courage dans notre discernement. Et viens nous restaurer dans ta vie divine.   

Focus sur le fœtus :

6ème mois : Le système immunitaire produit maintenant des globules blancs. C’est grâce à eux que l’organisme est en mesure de lutter contre les maladies et les infections.

Sur la tête du fœtus, de vrais cheveux ont commencé à pousser ; ce n’est plus seulement du duvet. Les ongles apparaissent maintenant plus distinctement sur les doigts et les traits de son visage se précisent encore plus : ses cils sont formés, la forme du nez est plus claire et le cou se dégage. En fait, le fœtus a pratiquement le petit visage de sa future sortie. Il ouvre de plus en plus les yeux, qui prennent progressivement leur couleur (même si elle changera après la naissance).

Dorénavant, le fœtus occupe bien l’espace de l’utérus et a mieux conscience de la présence extérieure : il réagit au son, à lumière et à l’obscurité et parfois aux petits touchers.

Le développement des bronches est presque terminé et celui de ses poumons va franchir une grosse étape (particulièrement pour le fœtus qui naîtrait très prématurément). En effet, les poumons commencent à sécréter une substance qui leur permet de se dilater plus facilement. Elle les protège aussi contre les infections, ce qui augmente les chances de survie du bébé.

Les nerfs et les synapses (connexions entre les cellules du cerveau) achèvent leur développement. Le système nerveux est celui qui se développe le plus graduellement jusqu’à la fin de la grossesse.

À ce stade, le poids du fœtus est de 750 g et il fait près de 32 cm.

Voici une belle vidéo de l’Odyssée de la Vie qui retrace bien le deuxième trimestre de la grossesse :

 

Découvrez « Up for Down !», c’est l’histoire de la rencontre entre Ulysse – jeune compositeur-interprète – et l’association T’CAP21 : Un pari complètement fou, qui débouche sur la création d’un single dédié aux combats de l’association en faveur des personnes atteinte de trisomie 21. Souvenons-nous que 96% des enfants atteints de trisomie 21 sont victime d’avortement. Un drame où l’eugénisme de nos société de consommation à toute sa responsabilité…

Up for Down

From up to down inside of me / De haut en bas à l’intérieur de moi

I feel that your weakened heart is not beating normally / Je sens que ton cœur affaibli ne bat pas normalement

Then you were born and just what you see, / Alors tu es né et juste ce que tu vois,

The bad people who say that you are ugly / Les mauvaises personnes qui disent que vous êtes laide

My child I love those a – a – almond eyes / Mon enfant j’aime ces yeux a – a – amande

Everybody’s up for down Up for Down /  Tout le monde est pour Down Up Down Tout le monde est pour Down Up Down

And if sometimes, if your heart feels empty, / Et si parfois, si votre cœur se sent vide

Just remember that you can count on me /  Rappelez-vous juste que vous pouvez compter sur moi

And all of our love is stronger than that awful mockery /  Et tout notre amour est plus fort que cette horrible moquerie

My child I love those a-a-almond eyes / Mon enfant j’aime ces yeux a-amande

Everybody’s up for down Up for Down / Tout le monde est pour Down Up Down

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